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LE RIGOLO DE L'INTERIEURE
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Politique : Le rigolo de l'Intérieur
Posté par Richard le 12/2/2006 5:36:23
Ce n'est pas la première fois que Nicolas Sarkozy évoque l'argument ridicule de la consanguinité pour justifier sa relance d'une immigration toujours plus massive. Nous traiterons de cette politique d' « immigration choisie » dans un prochain article où nous verrons qu'elle est absurde et surtout profondément inhumaine, de l'aveu même d'un de ses défenseurs.
Pour l'heure voici le propos du ministre de l'Intérieur, tiré d'un entretien dans le Journal du Dimanche du 5 février dernier, et une réponse possible à deux arguments qui reviennent régulièrement sur les forums.
« (...) celui de l’immigration zéro défendu par Le Pen, impossible techniquement et contre-productif dans la mesure où les civilisations et les sociétés courent d’avantage le risque de la disparition par la consanguinité et la fermeture que par le mélange et l’ouverture. ».
On nous dit : « L'immigration se justifie par le risque de consanguinité »
La consanguinité est une relation sexuelle entre descendants d'un ancêtre proche commun. Par exemple entre les enfants d'un même père ou les petits-enfants d'un même grand-père. On distingue alors des degrés de consanguinité.
On ne parle vraiment de consanguinité que dans le contexte de populations animales d'élevage. La consanguinité n'a alors lieu que lorsque les unions entre apparentés sont intentionellement pratiquées (par exemple lorsque l'on cherche à obtenir des races avec certaines caractéristiques spécifiques), ou lorsque les effectifs de reproducteurs sont limités.
En outre, si la consanguinité accroit effectivement le risque de malformation, maladie génétique ou arriération mentale, cet accroissement est léger. Le risque de fausse-couche est lui plus important. Pourtant, une étude réalisée par un médecin américain aux Etats-Unis, en Afrique, en Asie et au Moyen-Orient, parue dans le Journal of Genetics Counseling en avril 2005, démontrerait que les mariages consanguins entre cousins germains ne présenteraient pas de danger pour leurs futurs enfants (http://www.france5.fr/sante/droits/W00520/2/).
Bien entendu, dans un contexte de panmixité comme dans les populations humaines et animales dans la nature, c'est-à-dire lorsque l'accouplement se fait librement, au hasard, en l'absence de toute sélection, la consanguinité est extrêmement rare et donc les éventuelles malformations qu'elle pourrait engendrer sont encore plus exceptionnelles.
Il est bien évident que l'argument de la consanguinité s'agissant d'une population de 60 millions d'Hommes, dans le but de justifier une immigration massive, est particulièrement stupide, ou bien témoigne d'une mauvaise foi caractérisée.
Mais après tout il s'agit peut-être d'une utilisation métaphorique du terme consanguinité ? Mais celle-ci n'est en aucun cas péjorative, puisque la consanguinité est bien distincte d'une éventuelle malformation qu'elle entrainerait. Dans la langue française cette métaphore sert en fait simplement à évoquer des liens forts et intimes entre deux éléments. Ce serait là plutôt une bonne chose s'agissant des Français, et on ne voit alors pas trop quel risque cela pourrait entrainer. Peut-être d'être trop unis pour se libérer du système immigrationniste totalitaire et corrompu de l'UMPS, et enfin prendre leur destin en main ?
On nous dit : « L'immigration zéro est impossible techniquement »
Cette affirmation est purement gratuite et témoigne d'une profonde méconnaissance des politiques des autres pays du monde (ou bien d'une malhonnêteté comme souvent). Il suffit de prendre le contre-exemple du Japon pour la réfuter. Dans un rapport de l'OCDE sur l'immigration internationale datant de 1999 (http://www.oecd.org/dataoecd/44/43/2086176.pdf), on apprend qu' « au Japon, l’immigration nette a toujours été négligeable. » de 1980 à 1998. On constatera en effet sur le graphique une courbe qui oscille légèrement autour du zéro, avec même une légère inversion des flux en 1994. En 1998 le Japon a ensuite assouplis des restrictions à l’immigration temporaire, laissant entrer provisoirement un plus grand nombre d'étrangers, toujours en quantité raisonnable qui plus est.
L'exemple de l'Islande est lui aussi très parlant. Ce pays a pendant longtemps été à l'inverse de l'Europe d'aujourd'hui une terre d'émigration. C'est en rentrant dans l’espace de Schengen de l'Union Européenne en mars 2001, et en adoptant une loi qui accorde aux étrangers établis en Islande des facilités dans les procédures d'obtention des autorisations de travail ainsi que des assurances sociales, que l'Islande commence aujourd'hui à voir des étrangers s'installer sur son sol (source).
Ces deux exemples nous montrent que c'est avant tout une politique de préférence nationale (le Japon et l'Islande sont loin d'être les seuls à la pratiquer ou à l'avoir pratiquée) qui permettra au Front National de réaliser sa politique d'immigration zéro. Car bien sûr le rétablissement des frontières ne suffit pas, on ne peut en effet pas monter des murs barbelés jusqu'au ciel pour empêcher les étrangers de rentrer.
Ainsi, lorsque dans le monde entier on saura qu'on ne peut plus en France bénéficier gratuitement du logement, des aides sociales, des soins, et de l'éducation pour ses enfants, car nous n'en avons plus les moyens, les immigrés ne viendront plus.
En ajoutant à cette politique le retour des clandestins, parfaitement réalisable techniquement, en respectant bien sûr les conditions élémentaires de dignité de l'être humain, le Front National ambitionne une inversion des flux migratoires.
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